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Maladie due à l’hypersécrétion de parathormone

Hyperparathyroïdie primaire parathyroïdienne

Hyperparathyroïdie primaire parathyroïdienne

Maladie due à l’hypersécrétion de parathormone qui élève la calcémie sans pouvoir modérer l’augmentation hormonale. Une conséquence importante de cette hypersécrétion est l’augmentation, de la part du tubule rénal, de la synthèse du 1,25 hydroxycholécalciférol qui, à son tour, stimule l’absorption du calcium, la résorption osseuse et tubulaire du même minéral.
L’hyperparathyroïdie primaire est beaucoup plus fréquente qu’on ne le croyait dans l’Antiquité, car elle touche près de 2 % de la population, en particulier dans la sénescence avancée. Elle est asymptomatique dans la moitié des cas et ne devient grave que dans 10 % des cas. Le processus est dû à des adénomes (80% des cas), hyperplasie ou carcinome des glandes parathyroïdes. Cette dernière pathologie est suivie de formes osseuses ou d’une lithiase rénale plus grave. Cependant, le carcinome est rare.
Dans l’étude de la parathyroïde, l’échographie à haute résolution, qui peut être combinée à une ponction fine à l’aiguille, peut produire d’excellentes images et ainsi conduire à un diagnostic anatomopathologique.
La scintigraphie avec contraste préalable avec le technétium 99 a également été utilisée, et la tomographie assistée par ordinateur peut être utile pour montrer des adénomes ectopiques parathyroïdiens (rétrotrachéens, rétro-oesophagiens ou médiastinaux). La résonance magnétique est une autre ressource et, avec la précédente, ils détectent des masses de plus d’un centimètre de diamètre. À l’heure actuelle, la méthode la plus importante, qui consiste à remplacer pratiquement les tests fonctionnels dangereux, est le dosage de parathormone sérique par RIA, dont les valeurs de référence oscillent autour de 0,6 ng/ml.
Ces tests tendent à établir le diagnostic différentiel entre l’hyperparathyroïdie primaire (l’hypercalcémie ne diminue pas avec 10 jours de traitement aux corticoïdes) et d’autres produits par myélome multiple, sarcoïdose, intoxications par les vitamines A ou D et granulomatose. D’autres méthodes moins couramment utilisées sont la perfusion de chélate EDTA et la biopsie de la crête iliaque. Cette dernière permet de distinguer l’ostéite fibreuse de l’hyperparathyroïdie primaire de l’ostéoclasie de l’hyperparathyroïdie secondaire.

admin1975

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